Je vais vous parler d’une vieille légende, du plus vieux "père Noël" inventer à travers les âges : Perchta

Perchta était une déesse germanique présente dans les pays alpins. Son nom signifie «la brillante» et elle était associée au solstice d’hiver. Elle récompensait ceux qui travaillaient fort toute l’année. Perchta était également responsable de superviser les travaux de filage, particulièrement ceux qui concernant le lin.

Durant l’hiver, Perchta erre dans les campagnes. Lorsqu’arrive la douzième nuit de la fête de Yule, elle entre dans les chaumières et sait d’emblée si les enfants et les jeunes se sont bien conduits et s’ils ont bien travaillé durant la dernière année. Si c’est le cas, elle glisse une pièce de monnaie dans leurs souliers ou leur offre un seau. Dans le cas contraire, le malheureux se voit puni sévèrement : elle lui découpe le ventre, retire son estomac et ses tripes et remplit son corps vidé par de la paille et des galets. Elle était particulièrement intéressée de savoir si les filles avaient filé tout le lin qu’on leur avait donné. (oui bon elle n’est pas aussi gentille que le père Noël d’aujourd’hui)

Dans le folklore, elle était vue comme une grande et bonne déesse, bienveillante la plupart du temps. Elle était tenue en grande estime. Sa nature sombre en fit plus tard une sorcière défigurée ou une fée qui aimait causer du grabuge. On la surnommait également « Mère Yule ».

On lui laissait nourriture, boisson et autres offrandes en échange de ses bénédictions de prospérité et d’abondance. De grands festins étaient tenus en son honneur, où on servait du poisson et du porridge, ses mets favoris.

De nos jours, des parades et festivals sont organisés dans certaines régions alpines, où les gens portent des masques de bois à l’effigie d’animaux. Ces masques représentent tantôt une créature aux traits magnifiques et étincelants, tantôt une créature aux crocs et défenses protubérante et arborant une queue de cheval, accessoire non banal qui est réputé chasser les esprits maléfiques.